Inscription MH 17 décembre 1926 (≈ 1926)
Protection façade et toiture
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture (cad. AB 190) : inscription par arrêté du 17 décembre 1926
Personnages clés
François-Marie Luzel - Poète breton
Né dans cette maison
Nicolas Le Houérou - Ancien propriétaire
Donne son nom à la maison
Origine et histoire de la Maison du xviie siècle
La maison du XVIIe siècle, située 2 place de l'Église à Plouaret (Côtes-d'Armor), est un exemple typique d'architecture civile bretonne de la Renaissance. Construite en pierre de taille de granit, elle se distingue par sa porte à pilastres surmontée d'un fronton orné d'un écu, ainsi que par ses deux lucarnes à fronton ouvragé éclairant un étage de comble habitable. La souche de cheminée moulurée, située dans le pignon ouest, et la corniche décorée témoignent d'un soin particulier apporté aux détails architecturaux. La toiture, couverte d'ardoise, combine longs pans et croupe à l'ouest, caractéristique des maisons bourgeoises de l'époque.
Inscrite partiellement aux Monuments Historiques par arrêté du 17 décembre 1926, cette maison est protégée pour sa façade et sa toiture. Elle est également connue comme la maison natale du poète breton François-Marie Luzel (1821–1895), figure majeure de la collecte du patrimoine oral breton. Une référence ultérieure à un propriétaire nommé Nicolas Le Houérou suggère des remaniements possibles au XVIIIe siècle, bien que sa construction initiale soit datée du dernier quart du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Considérée comme l'une des plus anciennes maisons du bourg, son décor Renaissance en fait un témoignage précieux de l'habitat aisé en Bretagne à cette période.
La localisation de la maison, au sud de la place de l'église, souligne son importance dans le tissu urbain historique de Plouaret. Son état de conservation et ses éléments architecturaux en font un monument représentatif du patrimoine civil breton, souvent associé à des familles notables locales. La mention de percements secondaires (comme la fenêtre gauche du rez-de-chaussée) indique des adaptations ultérieures à ses usages résidentiels. Aujourd'hui, elle reste un point d'intérêt patrimonial, bien que son accès au public ne soit pas explicitement documenté.